Rafa finale

Rafa finale
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# Posté le mardi 12 juin 2007 08:05

Interview Finale

Interview Finale
Q. Rafael, dans le dernier set, vous avez été sous pression constamment sur votre service, car c'était le seul moyen pour Roger de revenir dans le match. Vous avez eu un tel service au quatrième set. Pouvez-vous nous parler de la pression que vous avez vécue pour maintenir ce niveau de service tout le temps ?

R. La pression, je l'ai eue tout le temps. Il y a eu au quatrième set des moments encore plus tendus, car j'étais proche de la victoire et c'était une victoire importante. C'est là que l'on peut rencontrer quelques problèmes quand on s'approche du dernier set. Cela étant, j'ai joué mon tennis. Il a fait quelques erreurs sur ses retours, ce qui m'a un peu aidé. J'ai bien joué sur mon coup droit, bien servi, ma deuxième balle était jouée avec un bon niveau de sécurité. J'ai réussi à faire des services sur son service pour pouvoir retourner en coup droit, pour pouvoir continuer à avoir le contrôle du point.

Q. Vous avez sauvé 16 balles de break sur 17. Notamment 10 au premier set, qui était décisives. A votre avis, étaient-elles plus décisives que les autres ? Car, si vous aviez perdu le premier set, cela aurait été plus difficile.

R. Après le premier set, le match continue, mais c'est important de le gagner, effectivement. Car, une fois que l'on a gagné le premier set, on se dit qu'il en faut deux autres. Quant à l'autre, il se dit : "Il faut que j'en aie trois !" Il faut courir plus et, pour ma part, je savais que, si le match devait durer, j'aurais un léger avantage pas un gros, car Roger est en grande forme physique aussi, mais je me disais cela. C'est vrai que c'était important de gagner le premier set.

Q. Rafael, après le match, quand vous avez parlé au public, vous avez dit que vous étiez mal à l'aise d'avoir à battre Roger. Pourquoi ?

R. Je n'ai rien dit de cela ! J'ai dit que j'étais triste pour Roger car il avait perdu. C'est la deuxième fois qu'il perd en finale ici. Ce n'est pas facile. Je voulais simplement le féliciter pour le tournoi qu'il a joué, pour la saison qu'il a faite. Lui dire que j'étais désolé parce qu'il venait de perdre la possibilité de faire un Grand Chelem. Mais il a fait preuve d'un grand calme, il a accepté très bien cette situation. Il a montré combien il était un grand joueur.

Grosso modo, vous avez compris ? Tout va bien !

(Rires).

Q. Rafael, vous venez de remporter votre troisième titre consécutif et vous avez remporté 21 matches sans aucune défaite ici. Avez-vous des commentaires à faire sur une telle réussite ?

R. Je suis très, très heureux. Troisième titre du Grand Chelem, c'est un rêve. Au début de la saison, en Australie, je ne jouais pas si bien, je ne pouvais pas imaginer une telle chose et de vivre cela aujourd'hui. De gagner ce titre aujourd'hui. Je suis donc très content de mon jeu, de mes performances, non seulement sur terre mais aussi sur des surfaces dures avant la saison de terre.

Q. On parle de vous comme étant le type qui reste au fond du court. Mais, aujourd'hui, la plupart des coups ont été joués au rythme de FEDERER. Vous avez été en mesure de les remporter. Peut-être avez-vous été aidé par la saison sur surface dure pour ce qui est de votre capacité à finir les points ?

R. Cela dépend des moments, du niveau de confiance que l'on a. C'est vrai, je joue mieux cette année, j'ai l'impression, que l'année dernière. Je me sens bien depuis quelques mois, plus complet. Je réussis à monter au filet de temps en temps. Ce n'est pas facile contre Roger, car il a des passings absolument incroyables. Mais je sais que je suis capable de monter au filet, j'ai plus de chance qu'auparavant et je sais que je peux être plus agressif sur mon coup droit et aussi sur mon revers. Je sens mieux mon jeu, c'est vrai. Je ne sais pas ce qui va se passer après ce tournoi, mais c'est vrai je suis très content de ma saison sur terre. J'ai beaucoup gagné de matches. J'ai joué très bien. L'an dernier, j'avais gagné beaucoup de matches, mais sans jouer aussi bien.

Q. Y avait-il quoi que ce soit de bizarre dans son jeu ? Comment il a ralenti etc. ? Avez-vous senti que quelque chose ne tournait pas rond chez lui ou pensiez-vous que c'était simplement tactique ?

R. La finale, c'est toujours dur de bien la jouer, surtout une finale d'un tournoi du Grand Chelem, tant pour lui que pour moi. La pression est très, très forte. Il y a plein de choses qui vous passent par la tête quand vous êtes en train de jouer. C'est très dur de jouer son meilleur tennis à ce moment-là. Il faut essayer de garder son calme. C'est très, très dur, mais l'important est de savoir garder son calme aux moments importants.

Q. C'est votre troisième victoire consécutive à Roland Garros. Les sentiments sont-ils différents après la première victoire, la deuxième, la troisième ? La plus belle était-elle la première ou est-ce celle-ci ?

R. Ce n'est absolument pas comparable, les situations sont différentes. On est à des moments différents de sa carrière. La première victoire, c'est une très grande émotion car c'est la première. La deuxième, c'était une très grande émotion car je revenais d'une blessure. Cette année, je suis très heureux car j'ai le sentiment d'avoir joué mon meilleur niveau de tennis ici.


Q. Est-il possible d'expliquer combien il est difficile d'arriver sur ce tournoi quand on sait que 99 % des gens s'attendent à vous voir remporter la coupe ? Vous avez gagné, mais à quel point est-il difficile de continuer à gagner quand on sait que tout le monde vous attend ?

R. C'est vrai, c'est difficile. Mais, moi, j'essaie de ne penser qu'à moi. J'essaie de penser à mes émotions, de penser à ce que je ressens et de ne pas me préoccuper de ce que pensent les gens. J'essaie de penser à moi, de trouver mon meilleur tennis, mon meilleur niveau. Pour ce qui est du reste, je sais qu'au début du tournoi je suis plus nerveux que sur d'autres tournois, car je veux bien faire ici. Ensuite, c'est difficile de bien rentrer dans le tournoi car il y a beaucoup de pression. Tout le monde me dit : "On t'attend, il faut que tu joues bien." Et le premier match est toujours difficile. De toute façon, tous les premiers matches sont très difficiles partout. Il y a tous les jeux qui sont braqués sur vous quand vous jouez. En particulier sur un court comme celui-ci, cette fois-ci, le court Central est énorme, il y avait un peu de vent, voilà. Mais je savais que, si je réussissais à bien me concentrer dès le premier jour et si je réussissais à gagner ce premier match, même si je n'étais pas à mon meilleur niveau, alors la confiance allait revenir. Car je savais que mon meilleur tennis était à portée de main. Ce n'est pas comme il y a 4 mois, où j'avais joué sans gagner de titre depuis quelque temps, c'était difficile de revenir sur la terre et de jouer très bien, car ma confiance n'était pas forcément là. Maintenant, au cours des trois derniers mois, j'ai très bien joué, de bons tournois et mon meilleur niveau est à portée de main. Petit à petit, ici, mon niveau augmente. Et quand je joue très bien, figurez-vous que cela fait baisser la pression.

Q. Rafael, félicitations ! Vous nous avez prouvé que vous êtes le maître de ce tournoi et de cette surface. Même si vous ne gagnez plus jamais ici, on se souviendra de vous comme le grand champion de Roland Garros. Cela veut-il dire que, maintenant, vous allez vous concentrer sur une victoire d'un tournoi du Grand Chelem sur une autre surface ?

R. Gagner un tournoi du Grand Chelem, pour moi, c'est toujours très important. Mais le plus important, ce n'est pas forcément de gagner un tournoi, c'est surtout de ressentir que mon niveau de tennis s'améliore, que je joue bien. Je sais que, si je continue ainsi, j'aurai la possibilité de gagner d'autres tournois du Grand Chelem, que ce soit sur surface dure, par exemple cette année Indian Well's, il y a deux ans Madrid. Ce qu'il faut, c'est que je joue bien pour essayer de gagner un tournoi du Grand Chelem sur une surface autre que la terre. Mais ma préoccupation est toujours de bien faire et de m'améliorer tous les jours.


Q. Félicitations !

R. Merci.

Q. Quelquefois, vous êtes simplement incroyable ici. Vous semblez pouvoir battre tout le monde. Allez-vous maintenant faire la compétition avec Justince Hénin, qui elle aussi a gagné le titre trois fois de suite ? Allez-vous vous disputer le record ? Allez-vous faire la course avec elle pour celui qui va gagner le plus ? Est-ce un gamin de 10 ans qui va pouvoir vous battre dans 7 ans ?

R. Je n'ai pas bien compris la fin de votre question.

Q. Celui qui va vous battre, n'est-ce pas maintenant un gamin de 7 ans, 10 ans qui ne vous battra que dans 10 ans ? Vous êtes si jeune, vous avez 21 ans, votre carrière est à son meilleur niveau. Cela pourrait durer encore très longtemps.

R. Attendez ! Je ne crois pas qu'un gamin de 10 ans... ? Je suis prêt si je joue contre un gamin de 10 ans à jouer pendant 10 ans ! Je ne pense pas que le gamin qui va me gagner bientôt ne sera âgé que de 10 ans. Vous savez, chaque année est différente. C'est très difficile. Je gagne beaucoup de matches sur terre, c'est vrai, mais il y a toujours la possibilité que je perde. Quand j'entre sur le court, je sais que je ne vais pas forcément gagner, je sais que je peux perdre.

Q. Vous avez reçu le trophée des mains de Guga. Il a été trois fois champion ici. Qu'avez-vous ressenti alors ? Que vous êtes-vous dit au centre du court après la cérémonie de remise du trophée ?

R. Cela a été incroyable. C'est un joueur extraordinaire. Il essaie de revenir, ce qui est une excellente nouvelle pour le tennis car c'est très difficile de revenir après une blessure. C'est un gars très costaud. J'espère qu'il va pouvoir revenir sur le circuit, car c'est un très grand champion et c'est quelqu'un de très agréable.

Q. Je souhaiterais savoir si, selon toi, c'est un problème physique ou mental que FEDERER ait perdu 29 coups droits et fait 29 fautes sur coup droit et qu'il ait perdu tant de points de break, notamment sur des fautes directes ? Etait-il soumis à une grosse pression ou était-ce juste une coïncidence ?

R. Je n'en sais rien, posez-lui la question à lui ! Moi, je n'aime pas trop parler des problèmes des autres, surtout quand je ne connais pas la réponse et, là, je ne sais pas. Tout ce que je peux dire, c'est que ce n'est pas facile. Roger va de temps en temps jouer de façon très agressive, notamment sur son coup droit car je continue à dire qu'il a le meilleur coup droit du circuit. Mais, aujourd'hui, il a fait quelques petites erreurs, en tout cas plus que d'habitude.

Q. Rafa, par comparaison avec Hambourg, quand vous aviez perdu, avez-vous peaufiné, ajusté, fait quelques réglages à votre jeu avant de le rencontrer aujourd'hui ?

R. Non, j'ai simplement cru en moi. J'ai essayé de jouer mon meilleur tennis, surtout de ne pas me préoccuper de quoi que ce soit de spécial par rapport à ce match contre lui. Comme je vous le disais au début, je ne voulais pas penser à Roger quand je suis arrivé, je voulais penser à chacun de mes adversaires, Del Potro, Cipolla, Montanes, Hewitt, Moya, Djokivic et aujourd'hui Roger.

Q. Du premier au dernier match, dirais-tu que c'est ton meilleur Roland Garros ? Quelle est la meilleure nouvelle de la journée : la victoire du Réal Madrid ou la tienne, ici ?

R. Evidemment, pour moi, ma victoire à Roland Garros, et peut-être aussi le fait que j'ai joué mon meilleur Roland Garros cette année.

Q. Un commentaire : la façon dont FEDERER a joué à Wimbledon, cela t'a donné un peu la clef de son rythme ? Et si tu perdais ici, c'est comme si tu lui donnais la clef sur la façon dont tu joues ?

R. Non, il n'y a pas de règle à cela. Le tennis est un sport où il y a des gens qui jouent mieux sur une surface que sur une autre. Si Roger avait gagné ici, j'aurais complété une saison sur terre très, très bonne. Je n'aurais pas gagné, mais c'était totalement dans la logique qu'un joueur comme lui puisse me gagner et encore plus en finale de Roland Garros.

Q. Quand nous avons demandé à Roger ce qu'il pensait qu'il y avait comme de différence entre les 10 points où tu l'avais gagné en défendant les points de break et le match en général, il a dit que c'était physique, mais quelle ton opinion ? Où était la différence : dans le physique, le mental, le fait que tu pouvais arriver à soulever toutes ses balles ?

R. Franchement, je ne sais pas. J'ai essayé d'être pendant tout le match en train de lutter. Je suis tout à fait conscient qu'au début, le match était plus près de lui, car il avait plus de possibilités de breaker. Il a gagné avec plus de facilités ses services que moi les miens. Mais bon, j'ai eu la chance de ne pas avoir commis d'erreur sur le reste et j'ai donc supporté très bien. La réalité, c'est que moi non plus, je n'ai pas fait de faute. Il a très bien tapé sur un break, sur la droite et là, les choses ont totalement changé.

Le deuxième set, bien qu'il l'ait gagné, le match n'était pas plus pour lui que pour moi, le niveau était très, très bon pour moi et n'importe quoi aurait pu arriver.

Q. Tu as dit en anglais qu'une finale de Grand Chelem c'est très difficile de la jouer, plus que dans d'autres tournois, car beaucoup de choses se passent dans la tête. Qu'avais-tu dans la tête au cours de la finale aujourd'hui ?

R. Je n'ai pas dit qu'au cours de la finale...

Q. Non, avant le match, quand tu commences.

R. C'est simplement un rêve particulier, l'espoir de gagner, mais pas simplement ici, à Roland Garros. C'est quelque chose très, très compliqué. En plus, de façon consécutive, avec la pression et le rêve de pouvoir gagner, on était un peu plus tendu, de la même façon que cela a dû le toucher d'avoir eu à remporter 4 Grands Chelems d'affilée. On reçoit un peu plus de tension. Pour toutes ces raisons, c'est plus difficile qu'une finale d'un niveau tennistique très, très élevé. Cela ne peut jamais être une finale très mauvaise, on sait que cette finale va être bonne. Du point de vue tennistique, il y a toujours des matches qui sont plus brillants que d'autres.

Q. Les balles de break que tu as gagnées, que tu as sauvées, était-ce le point d'inflexion du match ou y a-t-il eu d'autres choses ? Quand as-tu senti que le match jouait en ta faveur ?

R. Lorsqu'on est arrivé au quatrième, je savais que je gagnais mon service. Jusqu'au dernier jeu, 40/0, il était difficile que cela m'échappe. J'étais concentré en ne pensant à rien d'autre qu'au point suivant. C'est un moment très important. Cela a été le point de break du premier set et le début du troisième. Il avait gagné un set, je suis passé au troisième.

Q. Félicitations. Qu'as-tu ressenti lorsque tu es rentré sur le court et que les gens t'ont applaudi chaleureusement ? FEDERER est rentré et, là, les gens se sont déchaînés.

R. ...

Q. Tu t'y attendais ?

R. Oui, c'est le numéro 1. Il n'a jamais gagné ici. Il luttait pour quelque chose d'historique.

Q. La tactique était de changer le revers de Roger pour l'obliger à faire des erreurs ?

R. La tactique, c'est changer le plus possible, faire ce que l'on peut. Le schéma principal est de jouer sur le revers, de lui faire sentir qu'il doit taper beaucoup de ce côté-là pour gagner les points. Ensuite, il me couvrait sur la droite. J'essayais d'ouvrir sur mon coup droit pour l'ouvrir sur le revers. A chaque fois, l'espace se réduisait.

Q. Félicitations. Le pourcentage des premiers services était incroyable. J'allais souligner ce point. Tu as complètement changé au cours du dernier set. Tu as joué plus sur son coup droit. C'est quelque chose que l'on a remarqué. Dans l'analyse de Conchita MARTINEZ, c'est ce que l'on voyait, de l'extérieur.

R. Effectivement, oui. Bien entendu, le match, tu peux le jouer avec cette marge. Au début, je peux jouer comme cela sur son revers. Au fur et à mesure que le match se déroule, je cours plus sur son revers. Quand tu as un espace qui te laisse l'espace pour lancer la balle, tu peux jouer comme cela. Quand tu continues à jouer tout le match sur cet espace, tu continues à faire des fautes. J'essaie de ne pas en rester là.

Q. Tu as dit que c'était ton meilleur Roland Garros. Tu en as gagné trois. Qu'as-tu amélioré pour dire que ce Roland Garros a été le meilleur ?

R. J'ai joué d'autres matches très bons également. Contre Hewitt, j'ai fait un beau match, dans la mesure du possible. Aujourd'hui, dans tout ce qu'il y a en jeu, j'ai joué un match sérieux. J'ai fait ce que j'avais à faire.

Q. Tu continues à t'améliorer. On va commencer à se battre pour la deuxième place. Il est impossible de te gagner ?

R. Non, non, ce n'est pas vrai. J'ai perdu à Hambourg. A Hewitt, j'ai gagné le tie-break. Tu gagnes et c'est la fin du match.


Q. Tu nous as dit que tu arrivais de Hambourg fatigué de la routine, de tous ces matches. Ici, tu gagnes après quinze jours de match. Demain, tu vas rentrer dans un train et partir à Queen's pour jouer à nouveau. T'es-tu libéré d'avoir gagné ou es-tu fatigué ?

R. C'est le tournoi que j'ai joué avec le plus de joie de toute ma vie. Après avoir gagné un Grand Chelem, j'arrive avec le plus grand sérieux pour jouer le plus vite possible sur herbe. C'est un tournoi très compliqué. Je ne sais pas quel est le tableau. C'est compliqué si c'est avec Johansson. On verra. N'importe lequel, ce sont des favoris pour ce match.

J'ai très peu de temps. Je vais arriver demain là-bas. L'année dernière, j'ai eu le temps de le faire. J'irai là-bas pour pouvoir m'entraîner. Mardi, je joue des doubles avec Félix. Je vais avoir un peu d'adaptation, puis je vais essayer de faire ce qui est nécessaire, quelque chose qui puisse me servir pour Wimbledon.

Q. Tu as dit que c'était ton meilleur tournoi, ton meilleur Roland Garros en tant que finale. Etait-ce mieux au niveau de ton niveau cette année que l'année dernière ?

R. Je ne peux pas te le dire. Je n'ai pas revu de matches. Je ne peux pas le dire. C'est très compliqué de dire quelque chose aujourd'hui.


Q. Qu'est-ce que cela fait d'avoir son oncle comme entraîneur, dans la relation de travail ? Qu'est-ce qui change dans la façon de travailler ?

R. Non, il n'y a rien de particulier qui change. Le fait d'avoir mon oncle comme entraîneur me motive pour être un meilleur joueur de tennis.


Q. Au début de la saison de terre, tu disais qu'il était difficile de gagner tous ces titres, de le couronner en gagnant Roland Garros. Quel est ton sentiment après y être parvenu ?

R. Le plus dur est de commencer. Je n'ai rien dit de mensonger ici. Gagner trois années de suite est quelque chose qui n'est pas impossible, parce que je l'ai fait, mais c'est quasiment impossible. Dans ma vision, c'était quelque chose d'important. Il serait quasiment impossible de le recommencer. Je suis très content. J'ai joué à un très haut niveau pour y parvenir. J'ai perdu un match. J'étais prêt à en perdre d'autres. Cela ne pouvait pas être mieux, je pense. Je suis vraiment très, très heureux de tout ce qui s'est produit ces dernières semaines, ces derniers mois. Je suis encore plus plein d'entrain pour continuer à travailler, pour m'améliorer, pour avoir une meilleure fin de saison que l'année dernière.


Q. FEDERER est certainement le deuxième meilleur joueur du monde sur cette surface. Il a gagné les trois Grands Chelems l'année dernière, sauf Roland Garros. Cela serait-il réaliste de gagner ce Grand Chelem ? Cette obsession ne finira-t-elle pas par lui porter préjudice dans sa carrière ? Ce qu'il a réussi est déjà énorme.

R. Ce qu'a fait FEDERER, presque personne ne l'a fait dans toute l'histoire. Que va-t-on lui demander de plus ?

Ce qu'il a fait, c'est incroyable. L'année dernière, il a disputé 18 ou 19 tournois. Il arrive à toutes les finales, sauf une. Par expérience, je connais la difficulté qu'il y a d'être à Toronto, d'arriver à Cincinnati, avec la chaleur, etc.

Pour la quatrième année, il va être numéro 1. En plus, avec une différence incroyable. L'autre jour, je regardais les points de SAMPRAS quand il était numéro 1. Il en avait 5000. C'est le maximum obtenu. Peut-être me suis-je trompé. FEDERER est à 8000 points ! Avec cela, on a tout dit, n'est-ce pas ?


Q. Tu vas défendre la finale de Wimbledon. Quels sont tes espoirs ? Aimerais-tu arriver de nouveau en finale ?

R. Je ne vais pas défendre la finale de Wimbledon, je vais jouer à Wimbledon. On ne défend rien, on joue pour avancer. C'est cela, la mentalité. On joue en regardant la course. Je vais aller là-bas, essayer de faire de mon mieux. Recommencer une finale, c'est compliqué. On parle d'une surface qui, clairement, n'est favorable à mon jeu. Je voudrais être en accord avec moi-même et faire tout mon possible pour arriver en finale, arriver là-bas le mieux préparé possible. Si ce n'est pas possible, je rentrerai chez moi. Je vais jouait Queen's. Puis, je serai à Londres pour m'entraîner. Nous avons loué une maison à cinq minutes du Club à pied, avec Felipe. Je ferai ce qui est nécessaire. Je vais disputer un bon tournoi. C'est un tournoi compliqué. J'ai beaucoup d'espoir de jouer là-bas.


Q. Ici, nous sommes quasiment à la moitié de la saison de Grand Chelem. La saison sur dur va commencer. Tu es là en train de rattraper FEDERER. Te sens-tu plus près de lui ?

R. Les chiffres disent que oui, mais j'ai terminé les choses les plus positives. Je ne sais pas combien nous avons de points de différence entre nous. 700 ? Presque 700, me semble-t-il. Ce n'est pas un revenu suffisant. Mais c'est l'année où je suis le plus près. J'ai gagné Roland Garros. Cette année, ce sera bien. Mais c'est vraiment le favori.
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# Posté le dimanche 10 juin 2007 15:37

RAFA FINALE

RAFA FINALE
f]
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# Posté le dimanche 10 juin 2007 15:35

UN ,DOS, TRES , jamais 2 sans 3 lol

UN ,DOS, TRES , jamais 2 sans 3 lol
dimanche 10 juin 2007
Par Guillaume Baraise

En ce dimanche 10 juin 2007deux hommes ont rendez-vous à 15 heures sur le court Philippe-Chatrier de Roland-Garros. Ils ont aussi rendez-vous avec l'Histoire. Quel que soit le vainqueur, il marquera à jamais les annales de son sport. Triplé de Rafael Nadal, le premier depuis Björn Borg ? Grand Chelem sur deux ans pour Roger Federer ? La réponse passionne tous les amoureux du sport. Réponse dans quelques heures...
On a déjà presque tout dit sur les duels entre le n°1 mondial, maître incontesté du jeu, et le roi de la terre battue. Alors place au spectacle. On s'en doute, le "central" est plein à craquer. Un peu plus de 15 000 privilégiés vont suivre en "direct live" ce "remake" de la finale de l'année précédente. Cela n'était plus arrivé à Roland-Garros depuis 1968 et 1969 (Rosewall et Laver).
Un dernier élément avant de se lancer dans le récit de ce match des matches : il fait beau et chaud au-dessus de Roland-Garros. Ce n'est pas une très bonne nouvelle pour "Rodgeur". Le lift de "Rafa" va faire mal, très mal...
Rugby, foot et tennis réunis
A 15h10, Federer lance cette finale qui débute... par un retour de revers gagnant de Nadal. Mais "Rodgeur", malgré une première balle absente, gagne son service (1-0). Sous l'oeil de nombreux sportifs avisés (Thierry Henry et Gustavo Kuerten sont en présidentielle, l'équipe de rugby du Stade Français, championne de France depuis la veille, est au complet dans une loge), les deux gladiateurs se rendent coup pour coup. Le niveau de jeu est tout de suite très élevé.
A 2-1 en sa faveur, le n°1 mondial, très saignant en revers, obtient les deux premières balles de break de la partie. Manquées. On ne le sait pas encore, mais ces "occases" non transformées sur le service de l'Espagnol, ce sera l'histoire du match...

Henry apprécie...
A 3-2, le Suisse va rater cette fois cinq balles de break. Il joue très bien, "Rodgeur", il tient le choc en revers et son coup droit fait des ravages. Mais à chaque fois qu'il est danger, "Rafa" trouve les ressources pour jouer le point parfait ou pour obliger son rival à trop forcer. 3-3. Déjà sept balles de break manquées par le patron du circuit. C'est déjà beaucoup...
Et comme on pouvait s'y attendre, le roi de la terre battue va saisir sa première opportunité, dans le jeu suivant, le "fameux" septième jeu. En fait, c'est un break blanc presque offert par Federer, auteur de quatre fautes plus ou moins provoquées. 4-3 Nadal.
Et qu'on le croit ou non, l'homme aux dix titres du Grand Chelem se détache encore 0-40 dans le huitième jeu, en vain. Cette fois, on a franchement senti de la crispation chez le Suisse sur ces 8e, 9e et 10e balles de break, toutes ratées...
La 12e, enfin...
Finalement, Nadal, dont le lift rebondit de plus en plus haut alors que la chaleur monte sur le "central", empoche le premier set 6/3 en 51 minutes. Trahi par son service (38% de "premières"), Federer a surtout manqué de réalisme. Dix balles de break, aucune convertie. En face, c'est du 100% : deux balles de break, deux transformées. Voilà une efficacité que le "Gunner" Thierry Henry doit apprécier...
Comment "Rodgeur" va-t-il digérer cette incroyable scénario ? Plutôt bien en fait. Car le spectacle offert par les deux hommes est toujours splendide. L'intensité est énorme. Dans le quatrième jeu de la deuxième manche, c'est au tour de Roger d'écarte deux balles de break contre lui. Enfin, pourrait-on dire...
Et à 3-3, il trouve les ressources pour bousculer le mur Nadal. Une volée de revers magistrale lui donne trois nouvelles chances. 0-40. La 11e balle de break est sauvée d'un coup droit "lasso" de Rafael. La 12e, événement, est transformée. Coup droit décroisé gagnant du Suisse. 4-3. Enfin...
1h46 de tennis total
Mais Nadal n'a toujours pas perdu un set depuis le début du tournoi. Ce n'est pas un hasard. Il y a encore du boulot pour Federer, qui touche parfois au génie. Mais c'est sur un fil tant il doit réussir des prouesses en attaque... Dans ce huitième jeu, "Rodgeur" doit faire face successivement à trois balles de débreak, trois balles de 4-4 qui, si Nadal venait à en transformer une, serait moralement très dur à encaisser pour son adversaire...
Finalement, grâce à un service retrouvé mais aussi quelques revers glissés sublimes dont il a le secret (une arme qu'il n'utilisera pas beaucoup dans ce match), le n°1 mondial s'en sort. 5-3. Il manque trois balles de set dans le jeu suivant, mais ne tremble pas au moment de conclure sur son service. 6/4 Federer. Incroyable, Nadal a perdu un set dans ce tournoi. On joue depuis 1h46. Une manche partout. On a vu du tennis total. On attend la suite avec impatience. Quel régal !
Mais que la suite va être décevante. A l'attaque du troisième set, c'est la surprise. Mauvaise pour les très nombreux supporters de Roger Federer. Le Suisse a un coup de pompe. Il rate deux accélérations de coup droit et concède un break d'entrée. 2-0 Dès lors, le combat va perdre en intensité. Rafael Nadal va totalement prendre le contrôle des opérations.
Rendez-vous en 2008...
Dans ce troisième set, le quadruple tenant du titre à Wimbledon ne va pas réussir à se montrer dangereux sur le service adverse. Quelque chose semble s'être cassé chez lui... Nadal impose un tel combat physique. Les "vamos" de l'Espagnol se font de plus en plus nombreux. Le tigre tient sa proie. 6/3 pour "Rafa" et deux manches à une pour le double vainqueur après 2h26 de jeu.

RESULTATS :

CHATRIER Simple Messieurs - finale



Roger Federer SUI (1) 3 6 3 4


Rafael Nadal ESP (2) 6 4 6 6

*** 4 sets en 3H10***

PS: trop deg ma tv nous a laché cet aprem lol juste avt que ne commence le match .. la rage g donc suivis le match a la radio sur le site de roland lol ;) mais bon g une cop ki était sur place j'ai hate qu'elle me raconte lol
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# Posté le dimanche 10 juin 2007 15:33

Modifié le mardi 12 juin 2007 08:05

RAFA IN THE LOCKER ROOM !!

RAFA IN THE LOCKER ROOM !!
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# Posté le vendredi 08 juin 2007 15:47